En mathématiques, les nombres pairs se terminent par 0, 2, 4, 6, 8 ; les nombres impairs se terminent par 1, 3, 5, 7, 9.
- Tout nombre entier est soit pair, soit impair.
- Les nombres pairs sont divisibles par 2.
- Les nombres impairs ne sont pas divisibles par un autre nombre entier, sauf eux-mêmes. Divisé par 2, un nombre impair donne un reste 1 (7 = 2×3 +1).
- Pair et impair se succèdent : la somme de deux nombres consécutifs n et n+1 est un nombre impair (1+2 = 3, 3+4 = 7).
- Le produit de deux nombres consécutifs est divisible par 2 (3×4 = 12).
Les nombres pairs et impairs ont des énergies et des symboliques différentes.
Pour les Pythagoriciens, le pair, féminin, représente la matière par sa capacité à se diviser et se multiplier. Il symbolise également l’infini, l’illimité. De l’infiniment petit à l’infiniment grand, il ne produit rien de stable mais porte en lui la perfection de la matière.
Au contraire, l’impair, masculin, représente le cosmos réalisé et stable, ordonné par une force supérieure, sacrée.
Pour Platon : « La première et la plus importante science est celle du nombre en soi, en excluant le calcul vulgaire. Cette science explique comment il est engendré par le pair et l’impair, quelles sont ses vertus et comment il communique sa nature à toute chose… Si l’on comprend ces merveilles, on se rend compte qu’elles n’ont pu être inventées par l’homme, mais qu’elles procèdent d’une inspiration d’en haut. »
Pour les théologiens, le 2, parce qu’il est divisible, représente les choses transitoires et corruptibles, tandis que 3, parce qu’il est impair, symbolise les réalités indissolubles et incorruptibles.
Quand le 4 représente la matière (4 éléments), les choses temporelles (4 saisons), le 3 est l’esprit (la Trinité).
Dans de nombreuses cultures, les nombres pairs sont associés à la division, à l’incomplétude et à la séparation. En revanche, les nombres impairs représentent l’unité, la complétude et l’harmonie.
Comme il est de tradition en Europe d’offrir les roses par nombre impair, en Asie et notamment dans la tradition bouddhiste, les nombres impairs sont souvent sacrés, porteurs de chance ou prospérité.
Pair et impair sont indissociables.
Comme le yin et le yang du taijitu taoïste, l’un n’existe pas sans l’autre. Ils ne peuvent se définir que par association, opposés mais complémentaires, pour former la réalité du Tout.

En numérologie :
Les nombres pairs, d’énergie YIN et réceptive, représentent l’équilibre, l’harmonie et la coopération.
2 : La dualité, l’union, les partenariats.
4 : La structure, la stabilité, le travail.
6 : L’amour, la famille, la responsabilité.
8 : Le pouvoir, la maîtrise, la matérialité.
Les impairs, d’énergie YANG et active, incarnent l’individualité, la dynamique et l’action.
1 : Le commencement, l’individualité, la volonté.
3 : La créativité, l’expression, la joie.
5 : Le changement, la liberté, l’aventure.
7 : La spiritualité, la réflexion, la recherche de vérité.
9 : La fin d’un cycle, la sagesse, l’altruisme